Vendredi 15 août 2008
Affolée par la génération pressante des petites filles pré-pubères maquillées de noir et vêtue de court, qui chante à tue-tête, avec un accent terriblement moyen, leur groupe de « rock » préféré, alias Tokio Hotel ; je me précipite sur mon clavier, afin de vous présenter un peu de répit dans une génération aux tympans brisés.

Dépassée par les évènements, je prends le large, à bord d’un paquebot de croisière aux couleurs vives, qui ravivent tant de souvenirs. Entre les soirées dansantes aux tubes des années 80 attrayantes et la pop music actuelle, j’hésite largement. 
A vrai dire, j’apprécie beaucoup les rythmes endiablés des chansons qui bercent nos étés, et qui reviennent chaque année. Macumba et Sea Sex and Sun reviennent toujours au grand galop dans nos platines. Pas de surprises. Un hit country entre deux et l’on retrouve, pour notre plus grand bonheur, les Beatles, Rolling Stones et Led Zepp. Osez ensuite me dire que Tokio Hotel se classe dans le rock !
Si je vous présente Nirvana et Indochine, changerez vous peut-être d’avis, les minettes… Mais j’oubliais… Il vous sera impossible de tendre vos soutiens gorges numérotés au guitariste des groupes antiques que vos parents écoutaient en 68… Et je doute que le chanteur charismatique d’Indo soit sensible à vos petits 80 A… Quel dommage !

Je file dans ma cabine, pour ranger mes valises étiquetées proprement. Il faut bien que je m’installe pour ce séjour musical qui promet d’être grandiose. Je serai peut-être à l’abri des stupidités détonantes que nous ont trouvées les jeunes branchés. A vrai dire leurs couleurs flashys et leurs rythmes démembrés me donnent la nausée… L’aiglon sur leurs tenues déjantées s’envole de peur et fuit… Ca ne m’étonne guère, puisque c’est ce que je fais lorsque j’en croise… Je change de trottoir, et je bifurque… Apeurée. La Tecktonik. Un vrai syndrome de société qui mériterait un psychanalyste attitré et un enfermement en cellule psychiatrique isolée. Et des soins capillaires... 

Qu’il fait bon de respirer l’air pur du pont supérieur. L’air marin, le cri des mouettes. Nous sommes encore proche du port où la fête détonne et résonne dans nos tympans. Encore que le bruit soit couvert par celui du petit concert organisé au bord de la piscine. Mika Nakashima nous emporte dans un océan de douceurs aux accents du pays du soleil levant. Je souris et m’approche, bercée par la mélodie douce et divine. Un espoir renaît dans mon cœur désabusé par ces complexités adolescentes. Je me demande encore ce qui me fait le plus peur… Les paroles insipides des jeunes premiers du R’n’b ou les mix étranges des délurés colorés ? Un mélange des deux probablement…

Mes pas me dirigent doucement vers la salle de restaurant, casque sur les oreilles, pour éviter les afflux sonores des bandes d’adolescents criards qui passent à mes côtés. Adolescents ? Enfants plutôt… Des fillettes en mini-jupettes et des badboys de dix ans surviennent de tous côtés en hurlant des paroles sans noms sans sens. Fort heureusement, je suis bien trop occupée à chantonner mes propres textes aux sens vertigineux. Ma playlist est fort longue et je ne pourrais tout vous citer, mais entre autres, Aldebert et Rose se succèdent, jouxtant tranquillement AnCafe et Thiephaine. Vous croiserez sans doute Léo Ferré et Boris Vian, bavardant tranquillement avec Renaud et Phil Collins, si vous ne vous perdez pas avec Kokia

 

Ah… La musique !

Par Pluméa - Publié dans : @ Music
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Vendredi 15 août 2008
Ann Rule est une romancière américaine, née en 1935 dans le Michigan. Elle s’est rapidement spécialisée dans l’étude des tueurs en série. Elle a été policière durant quelques années, et lorsqu’elle rencontra Ted Bundy, ce fut dans un tout autre contexte. Après son arrestation, elle lui consacra un livre, bien que celui-ci fût d’abord écrit sur les victimes du « mystérieux tueur en série ». C’est ainsi que commença sa carrière d’écrivain émérite. A ce jour, elle a publié une trentaine d’ouvrages, tous true crime stories, genre littéraire dans lequel elle excelle et domine.

D’abord connue sous le nom d’Andy Stack, elle a renoncé à ce pseudonyme lorsqu’elle décida de publier son ouvrage consacré à son ami Ted. Cet homme, surnommé le « tueur de femmes » est un célèbre tueur en série américain, que côtoyait Ann Rule, avant même qu’il ne soit démasqué. Beau, intelligent, charmeur, et ambitieux, rien ne pouvait subodorer que ce brillant étudiant en droit soit le pire tueur imaginable. Ted a violé et assassiné « officiellement » 32 jeunes femmes dans tout le pays, trouvées dans des campus, à l'université ou bien prises en auto-stop. Ses victimes sont toutes de jolies jeunes femmes, la plupart étudiantes, se laissant séduire ou se faisant surprendre par le meurtrier. Bundy est soupçonné d'avoir tué non moins d'une centaine de femmes au total.

L'une des différences avec un auteur de romans policiers de pure fiction est que non seulement Ann Rule va systématiquement interviewer les témoins du meurtre ou la famille des protagonistes mais qu'elle réactualise ses livres, au besoin, lors d'une réédition, et que d'autre part elle collabore à des études en matière de criminologie. C'est de cette façon qu'elle a participé au lancement du Vi-CAP (Violent Criminal Apprehension Program), groupe de travail fondé en 1982 par le FBI à Quantico, en Virginie, et dont la mission est de faire avancer la recherche au niveau fédéral en rassemblant un maximum de données informatiques sur la « signature » de certains tueurs en série.

 

 

Œuvres :

Un tueur si proche
Si tu m'aimais vraiment
Et ne jamais la laisser partir

Sans nouvelles de toi
On a tué mes enfants
Jusqu'à ton dernier souffle

La Rivière rouge sang
Mourir au crépuscule
Un cœur trop lourd

Trop tard pour dire adieu

 

 

[Les titres orangés sont ceux que j'ai eu entre mes mains...]


Par Pluméa - Publié dans : Des pages à lire
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Lundi 11 août 2008

Loin de la notoriété et de la médiatisation abusive du football ou du rugby, sports "populaires" et à la popularité délictuelle, je me penche sur des sports traditionnels, issus de la culture provinciale.

Que faut-il avoir pour une après-midi réussie au sein des coutûmes locales ? Premièrement, trouvez la place des "boules", le boulodrome, et vous serez surpris de constater que ce ne sont pas uniquement des petits vieux aux cheveux blancs et à la voix chevrotante qui jouent. Nombreux sont les jeunes gens qui s'y adonnent, car bonne ambiance et convivialité sont au rendez-vous.

Ensuite, muni de votre coiffe, accoudez vous au comptoir, et, essoufflé, commandez, non pas une bière ou un pastis régional, boissons réservées au soir, mais une bonne bouteille d'eau bien fraîche. La pétanque ça fait chaud et ça donne soif !

Mais votre journée découverte de la culture sportive locale ne s'arrête pas ici, car vous enfourchez votre vélo, que vous attachez solidement à la prochaine barrière, histoire de ne pas l'oublier en partant.

Le matin-même, vous étiez dans le pré, à assister à votre première ferrrade, et à midi, c'était l'abrivado [arrivée des taureaux depuis leur lieu de pâturage jusqu’aux arènes encadrés par les gardians. La population essaie de faire échapper les taureaux en rompant la barrière formée par les gardians.], maintenant, guilleret, vous pénétrez dans les arènes, et enthousiaste, vous allez à votre première course. Qué ? Course ? Attendez que je vous explique. La Course Camarguaise, gérée par la fédération (FFCC), est une "spécialité locale", à la saveur méditerranéenne. La saison débute fin mars et finit en novembre, le dimanche qui suit le onze novembre, et la course la plus prestigieuse est la Ficelle d'Argent, réunissant plusieurs courses. Le taureau est lâché dans les arènes, au milieu d'hommes munis de griffes, les raseteurs, qui doivent, en quinze minutes, retirer la cocarde, les glands et les ficelles [chaque attribut est mis à prix]. En deux heures et demies, environ, six taureaux défilent, et suite à trois courses [dimanche, jeudi, dimanche], le meilleur raseteur et le meilleur taureau sont désignés. Des points leurs sont attribués pour le classement général à la fin de la saison.

Maintenant que vous avez vu ça, tentez votre chance au Toro Piscine, ouvert à tous. Non ? Alors suivez moi à l'encierro, un lâcher de taureaux dans les rues de la ville. Le plus célèbre étant à Pampelune.

Ah ! L'ambiance des fêtes locales et de nos traditions, c'est merveilleux, n'est-ce-pas ? Les joies des festivités, au sein de sports traditionnels, oubliés de beaucoup.

Vous mourrez d'envie de revenir l'an prochain, je le lis dans vos yeux !

 

 

 

 

 

 

En attendant, filez au bal de vingt-et-deux heures, et je vous suggère de vous renseigner !

 

 

 

=> Fédération Française de la Course Camarguaise.

 

=>Fédération Française de Pétanque & de Jeu Provençal

Par Pluméa - Publié dans : Festivités
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Lundi 11 août 2008
           Souvent, les médias relatent la rentrée scolaire des élèves de maternelle, primaire et secondaire, et il faut croire que la scolarité des jeunes gens s’arrête au baccalauréat,, fort de son succès auprès des micros et caméras, qui, chaque année, nous font part des sujets, des joies et tristesses de chaque candidat.
           Mais après ?
           Les parents se décarcassent pour débourser tant d’argent pour leur petite Clara qui entre au CP, et veut une trousse WITCH pour y mettre ses stylos, et Hugo, qui rentre au lycée, doit avoir une nouvelle paire de baskets, et acheter tous ses livres. C’est bien beau tout ça, mais en tant qu’étudiant, on galère tout autant, voire plus !
           On connaît, dès lors, les joies des mutuelles étudiantes, qui nous assaillent chaque année dans les couloirs de la fac ; le périple du CROUS et de la cité U ; les nuits blanches de fêtes alcoolisées ; la liberté faussement libre ; les soirées de travail acharné de prépa…Avec un peu de chance c’est papa-maman qui paye, parfois, c’est le job pourri à MacDo ou Quick.            Les plus chanceux sont serveurs, secrétaires, assistants juridiques, mais les jobs les plus courants sont les caissiers du samedi qui supportent les petites vieilles en voulant à tous les jeunes, et qui sont si fières de Kiki le caniche qu’elles en parleraient pendant des heures durant… et c’est ce qu’elles font.
           Alors les journalistes sont bien gentils, mais les étudiants existent aussi ! Non seulement, on nous cache, mais en plus, qui va payer la retraite de ces gens d’ici quelques temps ? Je vous le demande… J’ajouterai qu’il faut éviter les propos mensongers, parce que c’est seulement une minorité qui rentre en octobre… Nous autres, c’est fin août, début septembre… Alors si avec ça on reste des privilégiés…

Par Pluméa - Publié dans : Pensées
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